
LES DEBUTS MALADROITS
DE PLUS GLORIEUSES PROMESSES…
Lieu : Université de Villetaneuse
rue Jean-Baptiste Clément
93430 Villetaneuse
Date : 17 mai 2008
Le Parcours
Un Poussin, deux Pupilles et deux Benjamins… Il suffisait d’une main pour dénombrer les membres de l’USM Gagny ayant fait le déplacement jusqu’à Villetaneuse où, pourtant, devait se disputer la troisième étape du « Tour » éponyme. Mais avec Yannick, Fabien, Aurélien, Théo et Thomas, il s’agissait à coup sûr de la main droite – la propice -, et l’on allait voir ce que l’on allait voir ! Avec ces cinq-là, c’est sûr, Gagny allait briller au firmament du jeune cyclisme amateur ! En théorie, cinq podiums étaient accessibles, mais en pratique, ces récompenses restaient encore à mériter…

UN POUSSIN ? UN COQ DE COMBAT !
Ce jeune Poussin de 1e catégorie se prénomme Yannick… Souvenez-vous de lui car s’il continue de s’appliquer comme il le fait, ce petit ira loin ! Par ailleurs excellent judoka, ce jeune garçon a vraiment le goût de l’effort et du combat car, tardivement inscrit à l’USM Gagny et n’ayant encore disputé que deux compétitions de vélo, cet ardent compétiteur progresse vite, et régulièrement, porté par une détermination qui ne le cède en rien à celle de son père. A Villetaneuse, Yannick a bien couru, et presque toujours seul, comme souvent dans les petites catégories où les écarts de niveau sont fréquemment importants.
rouler contre les autres… avec les autres
Yannick est bien parti, mais sans doute trop fort car, encore inexpérimenté, il avait sans doute mal évalué la difficulté des sept tours (4,5 km) qu’il lui faudrait accomplir, « à bloc », mais sans coincer. Ce jeune cycliste puissant s’est fait dépasser par des loustics plus véloces. Connaissant le bonhomme, je sais que ça a dû l’énerver un peu, le titiller beaucoup, le pousser à vouloir revenir sur eux un peu trop vite, à ne pas profiter de l’abri (provisoire) qu’auraient pu lui offrir certains adversaires.
oublier la foule, oublier papa… se servir des échappés comme points d’appui
Par ailleurs, comme tous les cyclistes, Yannick était trop focalisé par son attitude et sa place lors du passage sur la ligne. Pour faire bonne figure devant les badauds, pour épater ses parents, il en faisait trop, et sprintait en danseuse à chacun de ses passages. A sa place, je serais mort au second, mais lui, jeune et malin, il a fini par comprendre qu’il ne pouvait continuer sur un tel rythme. C’est alors qu’il s’est mis à courir vraiment. Il a continué de pédaler à sa manière puissante et résolue, mais de manière plus régulière et prudente. Souffrant sans doute, mais déterminé, il s’est servi des échappés devant lui pour se remotiver et se fixer des objectifs limités susceptibles de servir son objectif principal : faire un podium ou, mieux encore, gagner ! Yannick est arrivé sixième, sur dix-huit, c’est mieux que la moyenne ! Pour un débutant, c’est géant ! Bravo Yannick !


ESPOIR DEÇU, REVE DECHU


rêves de victoires éclatantes et de courses exemplaires…
Equipés de leur nouveau vélo perso, et forts de résultats en progrès, de quelques podiums et de premières places toujours méritées, Fabien et Aurélien n’étaient modestes qu’en apparence car dans leurs caboches de passionnés, moi je sais qu’ils rêvaient de victoires éclatantes et de courses exemplaires. Inutiles de feindre la modestie, Fabien et Aurélien ont du chien, et tandis que les Poussins s’ébattaient, tout en devisant paisiblement, les deux copains prennaient déjà leur envol vers les sommets…


à chacun son tempérament, à chacun sa course…
Puis les Pupilles ont été convoqués sur la ligne de départ. Au premier coup de sifflet, les filles se sont élancées. Au second, les garçons se sont précipités à leur poursuite. Aurélien était bien placé. Fabien n’était pas loin derrière, un peu en retrait, mieux protégé, moins exposé, plus discret, pas moins talentueux… Peu ou prou, la situation s’est maintenue en l’état trois ou quatre tours. Observés et encouragés par Théo et Thomas qui analysaient la psychologie et les qualités physiques de leurs propres adversaires pour tenter d’élaborer des tactiques de courses pertinentes, Fabien et Aurélien se débrouillaient plutôt bien. Nos deux « champions » étaient encore loin d’avoir bouclé les 14 tours qu’ils avaient à accomplir (9,1 km), mais ils avaient raisonnablement engagé la course…

absence, retard, accident, abandon…
Mais quand le peloton de tête s’est à nouveau montré, nous avons tout de suite remarqué que Fabien n’en faisait plus partie. Nous avons d’abord pensé : « lâché » puis, le temps passant: « ennui mécanique ». Son père, naturellement, pensait déjà au pire. C’est hélas lui qui avait raison car Fabien venait de chuter durement dans le long faux-plat opposé à la ligne droite d’arrivée. Sa roue avant avait frotté contre la roue arrière du coureur qui le précédait. C’est comme si, lancé à pleine vitesse, il avait soudain bloqué sa roue avant ! Le soleil était donc inévitable ! Heureusement, contrairement aux cyclistes qui ne pratiquent pas en Club, Fabien portait un casque et des gants… Quoique choqué, il n’eut rien de grave à déplorer, des abrasions cutanées aux genoux et aux coudes. La routine pour un coureur motivé !

un charmant garçon mais un compétiteur enragé…
En tête de course, Aurélien ne s’était rendu compte de rien et, entièrement focalisé sur l’épreuve, il persévérait dans l’effort avec cette intelligence qui, pour l’avenir, lui ménage une bonne marge de progression physique. Le jeune stratège mena si bien sa course que s’il n’avait pas été gêné par la voiture des commissaires, il ne fait aucun doute qu’il s’adjugeait la victoire. Mais la course est ainsi faite. On ne réécrit pas l’histoire et un coureur qui termine second parce qu’il a dû stopper son élan ne saurait priver d’or le coureur qui a franchi la ligne d’arrivée avant lui ! D’accord ! mais si Aurélien est un garçon attachant et joyeux, un gosse sympathique et chaleureux, c’est aussi un compétiteur acharné. Et sa première place, il la voulait ! Sur le vélo comme devant les tribunaux ! J’ai aimé le voir tellement enragé, tellement motivé ! Comment voulez-vous que les victoires se refusent à un tel caractère ? Souvenez-vous du blaireau !
FRERES D’ARMES !

Théo et Thomas s’entendent de mieux en mieux. Une certaine connivence existait déjà entre eux mais, depuis peu, cette complicité semble se renforcer en même temps que les deux garçons prennent plus de carrure et de maturité. Habitués à rouler ensemble, Thomas et Théo sont d’autant plus respectueux l’un de l’autre qu’avant d’être adversaires sur un sprint, ils sont partenaires d’entraînement. De valeur comparable – même si Théo, qui a déjà goûté à la victoire, n’est encore que Benjamin 1 alors que Thomas, venu plus tard au sport et au vélo est déjà Benjamin 2 – les deux compères … à suivre




















(à suivre)
sur et sympathique charmant des e armi les absents, la seule excusée était la pauvre Marie-Louise que Thomas avait bousculée à l’entraînement,