UNE « SORTIE » ENTRE COPAINS…

Trois Benjamins

Richard avait eu une excellente idée. A l’issu du de notre dernier entraînement avant les vacances de Pâques, il avait suggéré que nous nous retrouvions, pour un entraînement commun, à Vincennes, où il savait que j’avais eu la possibilité de tourner avec les minimes. Puisque nous étions coincé en région parisienne, nous nous offrîmes donc un petit extra le mercredi 23 avril. Ce fut parfait !

Salut « Gagny » !

Accompagnés de Noelle – qui nous encouragea depuis le bord du circuit -, et d’Eric, qui nous accompagna tant qu’il le put -, nous avons commencé par faire deux ou trois « tours de piste » à une allure très modérée. Julian n’était pas en grande forme ce jour-là et tandis que nous stationnions pour le laisser souffler un peu, nous eûmes la bonne surprise de voir quelques maillots de Gagny venir au-devant de nous. Glissés parmi eux, il y avait aussi Kevin Felixine, un ancien du Club que nous avons toujours plaisir à croiser sur les routes… Excellent coureur, animateur scrupuleux et compétent, ce jeune homme sympathique était accompagné par quelques représentants pas très fringants d’Auber 93, son nouveau Club. Nous qui ne sommes que Benjamins, nous n’avons fait qu’une bouchée de ces rigolos peu motivés !

Car si l’entraînement avait assez mollement commencé, la situation s’est doucement animée dès que nous avons été plus nombreux. Si ça papotait encore beaucoup et si ça rigolait encore plus, les plus motivés ont commencé à tourner un peu plus vite les jambes puis à piquer des petits sprints provocants. Parce que moi, Thomas, j’étais de ceux-là, Kevin tenta de motiver ses troupes : « Eh les gars ! je crois que ce petit gars de Gagny vous provoque ! Je vous signale qu’il n’est que Benjamin ! Faites quelque chose ! Réagissez ! ». En vain ! Mais si Auber ne réagit pas, c’est Gagny qui reprit vit.

Avec le Boss

Et l’enthousiasme fut à son comble quand dans le virage qui ouvre la descente sur Vincennes, Marc Valta – président de l’USMG – vint s’intégrer à notre peloton. Après un tour de mise en jambes, le Boss mit enfin le feu aux poudres. Tandis que derrière le peloton explosait pour se recomposer en plusieurs groupes de niveau, Marc, Ulrich et moi roulions avec une enthousiasmante vivacité. Il n’était pas toujours facile de suivre le rythme de Marc, mais je me suis accroché et, dans sa roue, j’ai appris à mieux aborder les virages, à prendre de meilleures trajectoires, à passer plus vite et à dilapider moins de forces dans l’exercice…

Tandis que la mère de Richard nous encourageait à chaque passage, mon père, ouvrait la route pour son fils et Julian qui, décidément dans un jour sans, finit par renoncer alors que son copain s’accrochait encore et s’offrait la satisfaction de coiffer le chauve exténué à chaque sprint qu’il lançait.

Nous nous sommes tous beaucoup éclatés et, au bout du compte, cette première sortie entre potes ressembla vraiment beaucoup à un entraînement « Club »…

Thomas & Eric Valadier



Villetaneuse…

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LES DEBUTS MALADROITS

DE PLUS GLORIEUSES PROMESSES…

 

Lieu : Université de Villetaneuse
rue Jean-Baptiste Clément
93430 Villetaneuse
Date : 17 mai 2008

 

Le Parcours

 

 

Un Poussin, deux Pupilles et deux Benjamins… Il suffisait d’une main pour dénombrer les membres de l’USM Gagny ayant fait le déplacement jusqu’à Villetaneuse où, pourtant, devait se disputer la troisième étape du « Tour » éponyme. Mais avec Yannick, Fabien, Aurélien, Théo et Thomas, il s’agissait à coup sûr de la main droite – la propice -, et l’on allait voir ce que l’on allait voir ! Avec ces cinq-là, c’est sûr, Gagny allait briller au firmament du jeune cyclisme amateur ! En théorie, cinq podiums étaient accessibles, mais en pratique, ces récompenses restaient encore à mériter…

 

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UN POUSSIN ? UN COQ DE COMBAT !

Ce jeune Poussin de 1e catégorie se prénomme Yannick… Souvenez-vous de lui car s’il continue de s’appliquer comme il le fait, ce petit ira loin ! Par ailleurs excellent judoka, ce jeune garçon a vraiment le goût de l’effort et du combat car, tardivement inscrit à l’USM Gagny et n’ayant encore disputé que deux compétitions de vélo, cet ardent compétiteur progresse vite, et régulièrement, porté par une détermination qui ne le cède en rien à celle de son père. A Villetaneuse, Yannick a bien couru, et presque toujours seul, comme souvent dans les petites catégories où les écarts de niveau sont fréquemment importants.

rouler contre les autres… avec les autres

Yannick est bien parti, mais sans doute trop fort car, encore inexpérimenté, il avait sans doute mal évalué la difficulté des sept tours (4,5 km) qu’il lui faudrait accomplir, « à bloc », mais sans coincer. Ce jeune cycliste puissant s’est fait dépasser par des loustics plus véloces. Connaissant le bonhomme, je sais que ça a dû l’énerver un peu, le titiller beaucoup, le pousser à vouloir revenir sur eux un peu trop vite, à ne pas profiter de l’abri (provisoire) qu’auraient pu lui offrir certains adversaires.

oublier la foule, oublier papa… se servir des échappés comme points d’appui

Par ailleurs, comme tous les cyclistes, Yannick était trop focalisé par son attitude et sa place lors du passage sur la ligne. Pour faire bonne figure devant les badauds, pour épater ses parents, il en faisait trop, et sprintait en danseuse à chacun de ses passages. A sa place, je serais mort au second, mais lui, jeune et malin, il a fini par comprendre qu’il ne pouvait continuer sur un tel rythme. C’est alors qu’il s’est mis à courir vraiment. Il a continué de pédaler à sa manière puissante et résolue, mais de manière plus régulière et prudente. Souffrant sans doute, mais déterminé, il s’est servi des échappés devant lui pour se remotiver et se fixer des objectifs limités susceptibles de servir son objectif principal : faire un podium ou, mieux encore, gagner ! Yannick est arrivé sixième, sur dix-huit, c’est mieux que la moyenne ! Pour un débutant, c’est géant ! Bravo Yannick !

 

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ESPOIR DEÇU, REVE DECHU
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rêves de victoires éclatantes et de courses exemplaires…
Equipés de leur nouveau vélo perso, et forts de résultats en progrès, de quelques podiums et de premières places toujours méritées, Fabien et Aurélien n’étaient modestes qu’en apparence car dans leurs caboches de passionnés, moi je sais qu’ils rêvaient de victoires éclatantes et de courses exemplaires. Inutiles de feindre la modestie, Fabien et Aurélien ont du chien, et tandis que les Poussins s’ébattaient, tout en devisant paisiblement, les deux copains prennaient déjà leur envol vers les sommets…

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à chacun son tempérament, à chacun sa course…
Puis les Pupilles ont été convoqués sur la ligne de départ. Au premier coup de sifflet, les filles se sont élancées. Au second, les garçons se sont précipités à leur poursuite. Aurélien était bien placé. Fabien n’était pas loin derrière, un peu en retrait, mieux protégé, moins exposé, plus discret, pas moins talentueux… Peu ou prou, la situation s’est maintenue en l’état trois ou quatre tours. Observés et encouragés par Théo et Thomas qui analysaient la psychologie et les qualités physiques de leurs propres adversaires pour tenter d’élaborer des tactiques de courses pertinentes, Fabien et Aurélien se débrouillaient plutôt bien. Nos deux « champions » étaient encore loin d’avoir bouclé les 14 tours qu’ils avaient à accomplir (9,1 km), mais ils avaient raisonnablement engagé la course…
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absence, retard, accident, abandon…
Mais quand le peloton de tête s’est à nouveau montré, nous avons tout de suite remarqué que Fabien n’en faisait plus partie. Nous avons d’abord pensé : « lâché » puis, le temps passant: « ennui mécanique ». Son père, naturellement, pensait déjà au pire. C’est hélas lui qui avait raison car Fabien venait de chuter durement dans le long faux-plat opposé à la ligne droite d’arrivée. Sa roue avant avait frotté contre la roue arrière du coureur qui le précédait. C’est comme si, lancé à pleine vitesse, il avait soudain bloqué sa roue avant ! Le soleil était donc inévitable ! Heureusement, contrairement aux cyclistes qui ne pratiquent pas en Club, Fabien portait un casque et des gants… Quoique choqué, il n’eut rien de grave à déplorer, des abrasions cutanées aux genoux et aux coudes. La routine pour un coureur motivé !p1050084b.jpg p1050085b.jpg
un charmant garçon mais un compétiteur enragé…

En tête de course, Aurélien ne s’était rendu compte de rien et, entièrement focalisé sur l’épreuve, il persévérait dans l’effort avec cette intelligence qui, pour l’avenir, lui ménage une bonne marge de progression physique. Le jeune stratège mena si bien sa course que s’il n’avait pas été gêné par la voiture des commissaires, il ne fait aucun doute qu’il s’adjugeait la victoire. Mais la course est ainsi faite. On ne réécrit pas l’histoire et un coureur qui termine second parce qu’il a dû stopper son élan ne saurait priver d’or le coureur qui a franchi la ligne d’arrivée avant lui ! D’accord ! mais si Aurélien est un garçon attachant et joyeux, un gosse sympathique et chaleureux, c’est aussi un compétiteur acharné. Et sa première place, il la voulait ! Sur le vélo comme devant les tribunaux ! J’ai aimé le voir tellement enragé, tellement motivé ! Comment voulez-vous que les victoires se refusent à un tel caractère ? Souvenez-vous du blaireau !

FRERES D’ARMES !

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Théo et Thomas s’entendent de mieux en mieux. Une certaine connivence existait déjà entre eux mais, depuis peu, cette complicité semble se renforcer en même temps que les deux garçons prennent plus de carrure et de maturité. Habitués à rouler ensemble, Thomas et Théo sont d’autant plus respectueux l’un de l’autre qu’avant d’être adversaires sur un sprint, ils sont partenaires d’entraînement. De valeur comparable – même si Théo, qui a déjà goûté à la victoire, n’est encore que Benjamin 1 alors que Thomas, venu plus tard au sport et au vélo est déjà Benjamin 2 – les deux compères … à suivre

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Podiums (Villetaneuse)
Album : Podiums (Villetaneuse)

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(à suivre)

sur et sympathique charmant des e armi les absents, la seule excusée était la pauvre Marie-Louise que Thomas avait bousculée à l’entraînement,

 

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Meine schöne Rheinradflucht

Divagations en pays Rhénan
UNE ESCAPADE AU PARADIS DES CYCLISTES

Rheinländische remagenlandschaft

Un pays où il fait bon rouler… par beau temps !
Durant la première semaine des vacances de Pâques, j’ai fait un court séjour en Allemagne, en Rhénanie du Nord-Westphalie (Nordrhein Westphalen) où vivent mes cousins. Dans les faubourgs étrangement campagnards et bourgeois de Bonn – l’ex capitale fédérale -, ils habitent la paisible commune de Niederbachem (Wachtberg Gemeinde), un charmant patelin ceinturé de nature et de champs tracés au cordeau. Dans cette bourgade où se côtoient diplomates et fermiers, voitures et vélos font également bon ménage. Comme dans tout le pays, de très confortables pistes cyclables (radwege) sillonnent le paysage, incitant les habitants du cru à faire un usage systématique de leur vélo (fahrrad). Ici, nous sommes certes situés au terme d’un chapelet d’agglomérations à la carrure régionale, de mignonnes petites villes, de bourgs proprets et de charmants villages et l’espace ne manque donc pas, mais comme à Aachen (Aix-la-Chapelle), Bonn, Köln (Cologne) ou Essen, des infrastructures bien pensées et entretenues font la vie plus facile au cycliste.

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Was ist es, ein Radweg ?
Ici, en effet, on ne se contente pas d’exhorter les gens à laisser leur voiture au garage. On met à leur disposition des équipements alternatifs efficaces. Le long des axes routiers, parallèles à eux ou s’égaillant par bois, prés et coteaux, de véritables voies de circulation, larges et correctement bitumées, sont intégralement dédiées au trafic cycliste. Aux carrefours, des panneaux spécifiques apportent aux cyclistes les informations dont ils ont besoin. En ville, des bandes de deux ou trois mètres de large filent sur des trottoirs sans rebords afin de permettre aux cyclistes de filer vivre leurs vies sans la risquer à tout instant. D’ailleurs, lorsque les automobilistes et les adeptes de la petite reine sont amenés à se croiser ou à partager sur de courtes distances les mêmes routes ou les mêmes rues, ceux qui n’ont pas la chance d’être protégés par une carrosserie peuvent alors compter sur la compréhension et la prévenance de leurs concitoyens dont les enfants doivent certainement se rendre à l’école à vélo…

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Parce que j’ai oublié de photographier le fléchage des radwege du Nordrhein-Westphalen, me voici contraint de faire cet emprunt au très beau site du cycliste Achim Bartoschek © http://www.achim-bartoschek.de/

Meine schöne Rheinradflucht
Quoi qu’il en soit, et sans me préoccuper des conditions de circulation, j’avais amené mon vélo, mes cales, mes mitaines et mes gants chauds, mes lunettes et leurs deux paires de « verres » (clairs et fumés), mon casque, ma thermique, mon imperméable, mon bidon et mes deux maillots du Club afin d’être paré à toute éventualité… Pour faire court, j’étais disposé à faire du vélo dès que l’occasion s’en présenterait ! Arrivé samedi après-midi, devant repartir vendredi matin, il me faudrait cependant jouer serrer et composer entre des obligations familiales (-1 jour ferme), amicales (et voici 1 autre jour qui s’envole) ainsi que touristiques ou conviviales… Ce serait sans doute tendu mais si je la jouais fine, je pouvais sans doute distraire quelques demi-journées à un programme certes dense, mais par ailleurs dénué de tout absolutisme. Si je me réveillais tôt, j’étais sûr de pouvoir négocier trois entraînements déguisés en balades mardi, mercredi et jeudi…

Si je me réveillais tôt ! et sans compter les milliards d’impondérables qui guettent le vacancier organisé !

Par monts et par vaux…

Carte postale & tourisme sportif

Le premier aléa me fut favorable. Et lundi, au lieu d’aller à Essen avec mes parents, je pus profiter d’une superbe journée de printemps et de la splendide balade à laquelle mon oncle et l’un de ses fils me convièrent. Parce que pour eux c’était le premier jour de beau temps depuis… des temps immémoriaux, je n’eus pas de peine à suivre les deux indigènes qui, pour se déplacer régulièrement à vélo, émergeaient tout juste de l’ère glaciaire et manquaient donc d’entraînement. Mon père les avait certes prévenus que je n’étais pas habitué à escalader les côtes et qu’ils auraient peut-être à me ménager, mais je doute que ce fut pour cette raison si Moritz et en tout cas Günther, roulèrent derrière moi… Il faut bien dire que si les routes et les pistes cyclables longeant le Rhin sont plates et roulantes, dès que l’on s’écarte de ses rives ventées, les pourcentages s’emballent vite. Pour qui veut les mériter, ces paysages empreints de quiétude sont à couper le souffle…

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La bosse des bosses…
Si j’osai rouler devant, alerté par la prudence de mes proches, je n’eus pas, en revanche, l’inconscience de précipiter mes choix de braquets ou la témérité de forcer comme un bourrin ! C’est donc en douceur, mais avec conviction, que je grimpai les premières échelles dressées pour s’extirper de vallées plus encaissées que je ne l’avais imaginé lorsque je les empruntais en voiture. Poussif en dépit du groupe « compact » dont était équipé son vélo, mon oncle le Pasteur fit de son mieux pour ne pas être comparé à une brebis égarée tandis que mon cousin, un énergique gaillard de 17 ans, jouait les dilettantes pour ne pas risquer de lui fausser compagnie. Pour ma part, j’étais heureux de rouler en pleine nature et ravi de découvrir que je passais plutôt bien les bosses qui, comme s’en réjouissent rouleurs et descendeurs, sont toujours dotées d’un revers.

Je n’ai plus peur du vide…
Descendre à tombeau ouvert était justement l’exercice préféré de mon cousin. Chaque éminence qu’il atteignait était pour lui l’occasion de se lancer avec témérité dans le vide et c’est avec la virtuosité d’un champion de super G qu’il dégringolait alors les pentes vertigineuses qu’il aurait escaladé avec moins d’enthousiasme. D’abord surpris de voir ce boulet me passer avec tant de célérité, j’appris peu à peu à forcer l’allure afin de suivre son rythme en faisant fi de mes appréhensions. Cette attitude mimétique sembla porter ses fruits puisque mes craintes se dissipèrent peu à peu et qu’enchaînant plus habilement les virages, je pus bientôt rouler avec le forcené. Après m’être montré à mon avantage sur le versant laborieux des collines, j’appris ainsi à ne pas dilapider le fruit de mes efforts sur leur face paresseuse. Je crois aussi que cette expérience et les progrès que je fis, me permettront désormais de virer avec moins d’appréhension et plus d’efficacité.

Tourisme & Vitesse
Séance de pose à Remagen…

Au lendemain de cette sortie, ravi et pas le moins du monde épuisé, je proposais à mon père de lui faire découvrir le joli parcours, pittoresque et accidenté, que j’avais découvert la veille. Parce qu’il n’avait rien à objecter à ma proposition, c’est donc avec un mélange de fierté et d’appréhension que je le guidai sur la boucle d’une trentaine de kilomètres (Niederbachem, Oberbachem, Züllighoven, Oedingen, Werthhoven, Birresdorf, Remagen, Herresberg, Oberwinter, Rolandseck, Rolandswerth, Mehlem et retour à Niederbachem) qui permettait – sur site presque exclusivement propre ! – de voir du pays et de cultiver une foule de qualités différentes.

Même si mon père « cala » un peu, beaucoup et même énormément dans les côtes – je suis sûr que certaines d’entre elles devaient flirter avec les 10 % – et dans les descentes, nous allions cependant nettement plus vite que le jour précédent. Si je dus l’encorder et l’encourager dans certains raidillons voire, même, l’attendre au bas des descentes, si je dus prendre la pose pour garder la trace de notre passage à Remagen ou devant quelque bâtiment un peu « typique », je pus ensuite compter sur lui pour assurer un train soutenu quand nous longeâmes le Rhin à contre-vent durant de longs kilomètres…

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Je fis bien d’en profiter car ensuite, une sollicitation imprévue et un soupçon de paresse m’empêchèrent de rouler en Allemagne. J’espère juste pouvoir remettre ça à l’occasion !

Thomas et Eric Valadier



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